Rapides, tendres et faciles, les choux asiatiques (pak choï, pe tsaï, mizuna…) poussent en deux mois et se sèment du printemps à l’automne. Voici comment les réussir — et éviter leurs deux pièges : les ravageurs et la chaleur.
Une famille rapide et polyvalente
Ce sont des crucifères asiatiques (surtout du genre Brassica rapa), au cycle court (7 à 10 semaines) :
- Pak choï : côtes blanches charnues, feuilles vertes.
- Pe tsaï : le « chou chinois » pommé, allongé.
- Mizuna / komatsuna : cultivés pour les feuilles.
On les déguste en pomme, en côtes, en feuilles ou en jeunes pousses.
Quand les semer
Trois fenêtres selon la saison :
- Printemps : mars-avril sous abri, avril-mai en pleine terre.
- Fin d’été : mi-août à début septembre — la meilleure période, surtout pour le pe tsaï (récolte d’automne).
- Automne-hiver : sous tunnel.
En climat frais, une astuce : acheter des plants plutôt que semer (la germination est lente).
Semer et espacer selon l’usage
Sème en direct 1 graine tous les 3-5 cm (pas trop dense), puis éclaircis selon le type :
- Pe tsaï / pak choï pommé : 25-30 cm.
- Mizuna / komatsuna (coupe) : 15-20 cm.
- Jeunes pousses (mesclun) : dense, sans éclaircissage.
Un sol riche, comme tous les choux
Ce sont des gourmands en azote : offre-leur un sol riche et bien drainé, en plein soleil ou mi-ombre, avec un paillage. Au printemps, un compost laissé en surface réchauffe le sol.
Protéger des ravageurs
Comme toutes les brassicacées, ils attirent la piéride (chenilles) et les altises (petits trous dans les feuilles). La parade est simple : un filet anti-insectes dès le semis, complété d’un filet climatique en saison froide.
En résumé : semés au bon moment, espacés selon l’usage, nourris et protégés, les choux asiatiques sont parmi les légumes les plus généreux pour l’effort fourni. Ce sont des cousins de la moutarde en salade, et ils partagent l’ennemi des altises.