Une seule plante, trois vies : une salade et un légume-feuille, une céréale ancienne sans gluten, et une magnifique fleur qui rend service au potager. Zoom sur les mille usages de l’amarante.

1. Le légume-feuille (l’épinard d’été)

Les jeunes feuilles d’amarante se cuisinent comme des épinards :

  • Crues en salade (les plus jeunes).
  • Cuites à la vapeur ou sautées (plus matures).
  • En soupe ou velouté.

C’est la verdure d’été idéale, au moment où l’épinard classique monte et renonce.

2. La graine (une céréale ancienne sans gluten)

Les graines sont une céréale millénaire (les Aztèques la cultivaient) : sans gluten, riche en protéines (~15 %). Trois façons de les cuisiner :

  • Bouillies comme du riz (20-25 min, texture quinoa).
  • En pop-amarante : chauffées à sec, elles éclatent comme un mini pop-corn (comme le maïs à éclater).
  • En farine, moulues, pour la pâtisserie (en mélange).

3. L’ornementale multifonction

Avec ses épis spectaculaires (queue de renard, sanguine, tricolore), l’amarante est aussi superbe — et utile au potager :

  • Pollinisateurs : fleurs très mellifères pendant des semaines.
  • Structure verticale : de la hauteur et du relief.
  • Ombrage : elle protège les cultures sensibles à la chaleur.
  • Biomasse : beaucoup de matière à composter en fin de saison.
  • Support : ses tiges robustes portent des grimpantes (concombres, haricots).

Quelques variétés selon l’usage

  • A. caudatus (« queue de renard ») : longs épis pendants rouges, surtout pour les feuilles.
  • A. cruentus (sanguine) : graine + feuille.
  • A. hypochondriacus : surtout grainière.
  • Tricolore : feuillage multicolore, surtout ornementale.

En résumé : feuille, graine, fleur — peu de plantes en font autant, et pour si peu d’effort. Pour la cultiver, va voir Cultiver l’amarante.