Au-delà de la classique orange, la patate douce se décline en blanc et même en violet intense. Et chaque variété a sa région et son usage. Tour d’horizon pour bien choisir.

Les oranges : les valeurs sûres

Les plus courantes, à chair orange :

  • Covington (110 j) : la plus adaptée à la France, format régulier, très résistante. La référence actuelle.
  • Beauregard (100 j) : l’historique, résistante, mais tend à faire de grosses « jumbo » peu pratiques en cuisine.
  • Georgia Jet (90 j) : précoce, idéale pour le nord et les saisons courtes — mais se conserve moins longtemps.

Les blanches : douces et productives

À chair blanche, souvent tardives :

  • Orléans : peau rouge, gros feuillage, bons rendements (6-7 kg/plant).
  • Murasaki 29 : variété japonaise, chair blanche, peau violette.
  • Bonita : chair blanche, réputée excellente au goût.

La violette : le spectacle

  • Sakura : une chair d’un violet intense, saisissante en cuisine (purée violette, frites colorées). Rare et « introuvable dans le commerce », elle est tardive et sensible à la sécheresse — arrose-la bien.

Tableau récap

Variété Chair Atout
Covington Orange La référence en France
Georgia Jet Orange Précoce (nord)
Orléans Blanche Gros rendements
Bonita Blanche Le goût
Sakura Violette Le spectacle

La bonne stratégie : mélanger précoces et tardives

Le conseil malin : cultive à la fois des précoces (Georgia Jet → à consommer dès fin septembre) et des tardives (Orléans, Sakura → conservation longue). Les précoces se gardent moins bien, donc on les mange en premier.

Pense aussi à la dégénérescence : tous les 3-4 ans, rachète des plants certifiés plutôt que de rebouturer toujours la même lignée — les bouturages répétés peuvent propager des infections.

En résumé : une orange fiable (Covington), une précoce si tu es au nord (Georgia Jet), et pourquoi pas une violette (Sakura) pour épater à table. Pour la culture, va voir Cultiver la patate douce ; et pour les multiplier, Faire ses plants de patate douce.