« Cresson », ça désigne plusieurs plantes différentes qui n’ont en commun que le nom et un goût piquant. L’une est une salade-éclair, l’autre une plante d’eau, la troisième une curiosité tropicale qui « pétille » en bouche. Tour d’horizon.

Le cresson alénois : la salade express

Lepidium sativum, une brassicacée annuelle terrestre. On le sème en pleine terre et on le récolte en 3-6 semaines. Goût piquant, légèrement acide. C’est le cresson du potager pressé (voir Cultiver le cresson alénois).

Le cresson de fontaine : la plante d’eau

Nasturtium officinale, une brassicacée vivace semi-aquatique. Il pousse au bord d’une mare (ou dans un pot posé dans un bac d’eau). Son goût est plus fin et poivré, parfait en velouté. ⚠️ Attention à la douve s’il est cueilli sauvage (voir le cultiver sans cours d’eau).

Le cresson de Para : la fleur qui pétille

Acmella oleracea, aussi appelé brède mafane — et là, surprise : c’est une astéracée (rien à voir avec les deux autres !), une annuelle tropicale de Madagascar. Ses petites fleurs jaunes à cœur rouge sont paresthésiantes : elles font picoter et engourdir la bouche, comme le poivre de Sichuan (molécule : le spilanthol). Détail rare, l’effet résiste à la cuisson.

Et le cresson du Brésil

Spilanthes fusca, cousin du Para (astéracée tropicale), aux feuilles pourpres et au même effet pétillant. Une variante plus décorative.

Tableau récap

Cresson Famille Type Pour quoi
Alénois Brassicacée Annuel terrestre Salade express
Fontaine Brassicacée Vivace aquatique Velouté, bord de mare
De Para Astéracée Annuel tropical Curiosité qui pétille
Du Brésil Astéracée Annuel tropical Décoratif, pétillant

Lequel pour quoi ?

  • Une salade rapide → le cresson alénois.
  • Le bord d’une mare ou un velouté → le cresson de fontaine.
  • Épater à table avec une curiosité → le cresson de Para (brède mafane).

En résumé : sous un même nom, trois (voire quatre) plantes sans lien botanique mais toutes piquantes à leur façon. À toi de choisir selon l’envie !